09/02/2023
 5 minutes

Nos prédictions horlogères pour 2023 : que nous réservent Omega, Rolex et compagnie ?

Par Kristian Haagen
Rolex-Submariner-Kermit-2-1

Par Kristian Haagen

Le salon Watches & Wonders ouvrira ses portes dans quelques semaines et plusieurs marques célèbrent cette année des jubilés et anniversaires importants : nous savons donc d’ores et déjà que 2023 sera placée sous le signe de nouveautés à ne pas manquer. Avant de me lancer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que ces prédictions relèvent entièrement de mes connaissances personnelles : je ne possède aucun contact privilégié avec l’une des marques et je suis incapable de garantir que les montres que je mentionne verront effectivement le jour.

L’Omega Seamaster de 1948

Omega fête cette année le 75e anniversaire de l’une de gammes les plus célèbres au monde, j’ai nommé la Seamaster, et pourrait nous réserver quelques surprises. Les 70 bougies de la Seamaster ayant toutefois déjà été soufflées en 2018 avec la sortie de la Seamaster 1948 Co-Axial Master Chronometer 38 mm, il serait très étonnant qu’Omega nous gratifie à nouveau d’une réédition. La Seamaster 1948 Co-Axial Master Chronometer 38 mm étant cependant une édition limitée à 1 948 pièces lors de son lancement, tout est possible !

Je croise les doigts pour qu’Omega ne nous propose pas une nouvelle collaboration avec Swatch pour créer une « SeaSwatch », mais je dois avouer qu’une édition 75e anniversaire de la Seamaster 1948 en or avec un cadran en porcelaine ou en émail serait un excellent ajout à la collection.

Seamaster 1948 Co-Axial Master Chronometer
La Seamaster 1948 Co-Axial Master Chronometer

La Rolex Explorer II de 1953

La Rolex Submariner a été présentée au public la même année que l’Explorer. La version 2003 de la Submariner avec la lunette verte, surnommée « Kermit », ayant déjà marqué le 50e anniversaire de cette montre, je n’attends pas de réelle nouveauté du côté de l’emblématique montre de plongée. Rolex a par ailleurs également sorti en 2020 la référence 126610LV de 41 mm, munie elle aussi d’une lunette verte, une nouvelle Submariner verte serait donc à mon avis superflue.

Je mise plutôt sur l’arrivée d’une nouvelle génération d’Explorer avec le même boîtier de 40 mm que l’Air-King réf. 126900. Il est en effet tout à fait naturel que la prochaine version de l’Explorer suive les traces de l’Air-King : celle-ci est munie depuis 2021 du calibre 3230, qui équipe également l’Air-King depuis l’année dernière.

Sur la même lancée, je m’attends à ce que la prochaine génération de Milgauss soit équipée d’un protège-couronne dans un boîtier identique ou similaire. Quitte à rêver, pourquoi ne pas imaginer une Explorer et une Milgauss en titane RLX ?

Rolex Explorer
La Rolex Explorer

La Rolex Daytona de 1963

À l’occasion du 50e anniversaire de la Rolex Daytona, en 2013, Rolex a « seulement » proposé une version en platine avec cadran bleu glacier et lunette Cerachrom marron.

Je n’attends donc rien de particulier de la part Rolex pour le 60e anniversaire de cette référence, mais un guichet de la date serait le bienvenu. Cette complication n’ayant jamais été proposée sur une Daytona, il est toutefois peu probable que ce souhait devienne réalité.

Rolex Daytona Cosmograph, ref. 116506
La Rolex Daytona Cosmograph réf. 116506

L’Omega Speedmaster 125 de 1973

Si aucune nouvelle Omega Speedmaster ne risque de voir le jour cette année, la Speedmaster 125 mériterait à mon avis une réédition.

L’Omega Speedmaster 125 a en effet été lancée il y a 50 ans, en 1973, pour marquer le 125e anniversaire de la marque fondée en 1848. Il s’agissait à l’époque bien plus que d’une « simple » Speedmaster : lors de la naissance du Contrôle officiel suisse des chronomètres en 1973, la Speedmaster 125 fut le premier chronographe automatique à recevoir sa prestigieuse certification.

Si Omega et la gravure sur le fond du boîtier affirment que la Speedmaster 125 a été produite à 2 000 exemplaires, les experts pensent que sa fabrication ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. La Speedmaster 125 a toutefois été adoptée par le cosmonaute Vladimir Djanibekov et l’a accompagné pendant plusieurs de ses sorties dans l’espace.

Cette grande montre au look quelque peu inhabituel pour l’époque était équipée du calibre chronographe automatique 1041, une version améliorée du calibre 1040 d’Omega offrant par exemple un indicateur de 24 heures, un indicateur jour/nuit et un réglage rapide de la date.

Le boîtier, le bracelet, le cadran ainsi que le mouvement de cette montre sont restés exclusifs à ce modèle et ne sont jamais entrés dans la conception d’autres références, faisant ainsi de la Speedmaster 125 une montre importante dans le portefeuille déjà impressionnant d’Omega.

Omega n’a pas proposé de montre en édition limitée depuis 2021 et je ne pense pas que la marque changera de position cette année. Je ne serais toutefois pas contre la sortie d’une Speedmaster « 175 » reprenant la forme unique du boîtier des années 1970 et les mêmes complications que l’original de 1973. Si en plus cette référence est munie d’un calibre de manufacture Co-Axial Master Chronometer, je ferai à coup sûr partie des acheteurs !

Omega Speedmaster 125
L’Omega Speedmaster 125

La Swatch de 1983

Swatch a fait une entrée remarquée dans l’industrie en lançant en 1983 sa célèbre montre en plastique coloré. Contraction de « second watch » (montre secondaire), la marque a connu un succès immédiat au niveau mondial et a même contribué à sauver l’industrie horlogère suisse affaiblie par la crise du quartz.

Swatch a de nouveau créé la surprise pas plus tard que l’année dernière avec la sortie de la MoonSwatch, dont le succès n’est pas sans rappeler le lancement original de la Swatch de 1983. Bien que je n’en sache pas plus sur les projets de la société pour célébrer son 40e anniversaire, j’aimerais que Swatch se concentre sur un projet plus « personnel » que son imitation de l’Omega Speedmaster Moonwatch.

La Casio G-Shock de 1983

C’est également en 1983 que Casio a lancé sa G-Shock numérique ultra-durable, qui a elle aussi connu un grand succès. Ces montres emblématiques sont populaires auprès des amateurs d’activités en plein air, des athlètes, des fashionistas ainsi que de tous ceux qui aiment simplement porter une montre numérique robuste.

Casio ayant depuis proposé un nombre impressionnant de déclinaisons de la G-Shock, je ne m’attends pas vraiment à ce que la marque vienne bouleverser l’industrie horlogère cette année – mais une sortie impressionnante comme la G-Shock plaquée or entièrement métallique de 2018 n’est pas à exclure.

Full Metal gold-plated G-Shock
La G-Shock plaquée or entièrement métallique

La Chronoswiss de 1983

Chronoswiss a été fondée à Munich en 1983 par Gerd Rudiger Lang, fervent défenseur de l’attrait intemporel du chronométrage mécanique.

La marque s’est fait connaître en miniaturisant le régulateur afin de permettre une disposition du cadran séparant les minutes, les secondes et les heures. Cette caractéristique avait déjà été observée sur des chronomètres de marine, des montres à fonction radio ainsi que des horloges de référence avant que Lang ne développe une version adaptée aux montres-bracelets.

Lang ayant également fabriqué le tout premier chronographe muni d’une phase de lune en 1983, 2023 pourrait représenter une excellente occasion de souffler ses 40 bougies en proposant une version plus moderne de cette référence.


À propos de l'auteur

Kristian Haagen

Je collectionne les montres depuis l'âge de 20 ans environ. J'aime surtout les montres anciennes, car elles ont souvent une histoire fascinante ou des origines étonnantes. La provenance d'une montre la rend bien plus intéressante que n'importe quel garde-temps sortant directement des ateliers de fabrication.

À propos de l'auteur

Derniers articles

Les montres Breitling les plus abordables
22/02/2024
Modèles
 4 minutes

À la recherche des montres Breitling les plus abordables, à moins de 5 000 €

Par Donato Emilio Andrioli
2-1-Top-3
17/01/2024
Modèles
 6 minutes

Cinq montres à cadran Explorer (hors Rolex)

Par Sebastian Swart
ONP-783-2-1
16/01/2024
Modèles
 6 minutes

Montres à cadran rose : coup de génie ou faute de goût ?

Par Pascal Gehrlein